Des livres et moi par Matt7ieu Radenac

9782748521344 (1)Et si vous demandiez à l’écrivain directement le résumé de son livre pour ne pas avoir à le lire ? C’est un peu ce qu’a fait Alex, élève de 4ème, qui doit lire un roman de Filippe Cavreini et qui n’en a pas vraiment envie. Tout au long du livre, nous suivons donc la correspondance par mail entre les deux personnages. Mais l’écrivain est aussi têtu que son correspondant et ne compte pas lui donner tout cuit son histoire…

Il s’agit d’une intrigue simple qui se lit très vite et très bien. C’est un peu lent au démarrage mais très rapidement, la lecture s’emballe et l’on accroche avec les personnages. La fin est surprenante, vous verrez ! Je conseille vivement pour les enfants ayant des difficulté à lire, cette histoire peut leur correspondre, mélant littérature et art.

A retrouver aux éditions Syros : www.syros.fr

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Momo, petit prince des Bleuets

Voici un livre qui est en train de devenir un classique obligé pour les élèves de collège. Le petit Mohammed de la cité des Bleuets aime lire et fait des rencontres qui l’encouragent à rêver dans le monde des livres. Une de ces rencontres s’appelle Monsieur Edouard, un papy ayant alzheimer qui s’enfuit régulièrement de la maison de retraire des Belles Feuilles qui vient voir Momo et l’instaure « petit prince des Bleuets ». Un livre plein de douceur qui brise les préjugés, les barrières installées dans les esprits concernant les cités, les familles difficiles. C’est un hymne à la réussite d’enfants dans des conditions que l’on considère de pas toujours favorables. Bravo à Yaël Hassan pour ce beau roman simple à lire et qui se continue au travers du tome 2 : « Momo des coquelicots ».

 

Celui qui n’aimait pas lire par Mikaël Ollivier

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Très grand écrivain jeunesse que j’apprécie énormément. Voici ici sa biographie, lui qui n’aurait jamais dû être auteur jeunesse parce qu’il n’aimait pas…lire ! « C’est dingue! » s’exclameront plusieurs. Seulement, le déclic s’est produit au cours de son adolescence, période où l’on se cherche, période qui n’est pas des plus évidentes et qu’il nous livre simplement, sans fioriture, avec une trame qui nous attire jusqu’à la fin du récit, de son récit. C’est sa nouvelle passion pour le cinéma qui va lui faire rencontrer les livres, loin de ceux qui sont imposés par les professeurs, toujours suivis par un travail quelconque et qui dégoûtent le plaisir de lire  pour lire. Vous verrez qu’il affectionne particulièrement les « si » de la vie qui font de chacun de nous les êtres que nous sommes. Un très bon livre donc qui vous fera dire que le monde de la lecture n’est pas inaccessible. Très bonne lecture à chacun.

La vie mode d’emploi par Georges Pérec

Au départ, la lecture de ce livre pourra vous sembler difficile, incongrue, illogique, difficile de vous plonger dedans mais les histoires et descriptions de tous ces personnages se rassemblent et forment un puzzle gigantesque qui ne pourra que vous laissez ébahi.
Il s’agit ici d’une peinture littéraire. En effet, chaque personnage de la rue Simon Crubellier à Paris est décrit précisément et les histoires, les rumeurs auxquelles elles sont liées nous sont dévoilées. Du simple ouvrier à la petite bourgeoisie, tous sont mis à nus découvrant un semblant de comédie humaine.
Il existe aussi dans ce panorama des personnes assez étranges. Par exemple, Georges Pérec s’amuse à coller une identité de génie inconnu à plusieurs personnes. Nous voyons au travers de ce magnifique dictionnaire humain que la vie n’est que passagère…
Pour moi, c’est un ouvrage à lire et à relire par petits morceaux de temps en temps, histoire de se remettre dans le style, dans l’époque et découvrir un peu plus le genre humain.

Un élève de trop par Julia Jarman

Dans le monde des adultes, en apparence, tout va bien. Le petit Danny est ami avec le petit Franck. Sauf que Danny possède quelques particularités : il aime les livres, le latin, l’histoire et à l’école, ça ne fait pas recette chez ses camarades. Ayant changé encore une fois de collège, Danny se retrouve avec son ami d’enfance Franck mais ce n’est plus pareil. Il faut que Franck supporte encore Danny et il ne peut plus, il ne veut plus. Le reste de la classe est du même avis et les ennuis commencent.
Sauf que ces ennuis, dans le monde des adultes, on ne les perçoit pas souvent, et les coups endurés doivent être endurés tout seul. Pourquoi cette haine ? Qu’a-t-il de différent des autres ? Il n’est pas malade ni contagieux…
Et puis un voyage en Normandie a lieu pour retracer les lieux de la Seconde Guerre Mondiale et pour Danny Lamb, cela ressemblera à un véritable enfer, la bande des « durs » de la classe l’a promis.
Julia Jarman, qui utilise des faits authentiques pour écrire ses livres nous apporte dans celui-ci une belle approche d’un problème que vivent de nombreux enfants, à savoir la violence à l’école, cette violence cachée, dissimulée aux parents et aux professeurs. Plusieurs fois, vous retrouverez un rythme littéraire qui fait vivre au plus près les sensations des personnages se trouvant des deux côtés de la barrière.
Je vous invite à découvrir ce roman accessible qui changera votre conception de la vie scolaire

Le tueur à la cravate par Marie-Aude Murail

Ruth est une jeune ado qui retrouve une photo de classe de ses parents. Sa mère, décédée il y a quelques années est présente sur cette photo, ainsi que sa soeur jumelle qui tient la main de Martin Cassel, le père de Ruth. L’étonnement et la confusion éclate. Encouragée par son amie, Ruth décide de publier cette photo et de demander des infos sur un site de partage. Des réponses arrivent alors laissant apparaître une histoire lourde : la soeur jumelle de sa mère a été retrouvée étranglée par une cravate lors de l’année de terminale. Mais pourquoi Martin tient-il la main de celle-ci ? C’est tout le contenu de cette recherche très bien menée par Marie-Aude Murail, l’auteur, chez qui nous n’avons pas coutume de lire ce style… Elle réussit à nous emmener sur les lieux et rencontres de cette histoire. Bravo !