Marie-Sophie Vermot

Photo-MS-Vermot

Marie-Sophie Vermot est née en 1960 à Montreuil et a passé son enfance en Bourgogne. Elle n’aimait pas l’école qui ne laissait pas assez de place selon elle à la fantaisie et à l’imagination. « J’ai eu des années d’adolescence difficiles, entrecoupées d’intérêts divers pour la danse contemporaine, la philosophie existentialiste et la peinture expressionniste. Je suis tombée alors sous le choc de la littérature américaine du XXème siècle : Steinbeck, Faulkner, Hemingway, Carson McCullers (en qui je retrouve ma propre difficulté à vivre) », déclare Marie-Sophie Vermot. « La peinture reste une alternative fréquente à mon besoin d’expression, mais depuis quelques années, l’écriture s’est imposée à moi en tant que thérapie constructive et salvatrice de bien des maux. » Elle vit en Normandie avec sa famille et partage son temps entre l’écriture et la peinture. Elle a une mémoire d’éléphant et le coeur à vif. Quand elle parle de l’adolescence et de ses tourments, on a tous quinze ans.

Retrouvez tous ses titres : http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/2161-marie-sophie-vermot

Publicités

Nathalie Papin

DSCF0364 - CopieNathalie Papin se consacre aujourd’hui à l’écriture. Pendant plusieurs années, elle a été comédienne et metteur en scène. Elle a animé des ateliers-théâtre pour enfants et adultes puis a successivement été chargée de mission pour le jeune public au Carré Magique (théâtre de Lannion) et responsable de la programmation théâtre dans les Côtes d’Armor. Elle a publié plusieurs récits dont Le Tout-Contre (éditions Paroles d’Aube), Sponte Sua et La ville qui retient la mer (éditions Filigranes), une fiction poétique sur les photos de Serge Picard. Nathalie Papin rencontre régulièrement ses lecteurs un peu partout en France et ailleurs. Elle a reçu dernièrement le prix de l’ASTEJ (Suisse) pour sa pièce Le pays de Rien. Trois de ses pièces sont en tournée en France.

Titres conseillés :

– Le pays de Rien

– Qui rira verra

– La morsure de l’âne

Celui qui n’aimait pas lire par Mikaël Ollivier

celui

Très grand écrivain jeunesse que j’apprécie énormément. Voici ici sa biographie, lui qui n’aurait jamais dû être auteur jeunesse parce qu’il n’aimait pas…lire ! « C’est dingue! » s’exclameront plusieurs. Seulement, le déclic s’est produit au cours de son adolescence, période où l’on se cherche, période qui n’est pas des plus évidentes et qu’il nous livre simplement, sans fioriture, avec une trame qui nous attire jusqu’à la fin du récit, de son récit. C’est sa nouvelle passion pour le cinéma qui va lui faire rencontrer les livres, loin de ceux qui sont imposés par les professeurs, toujours suivis par un travail quelconque et qui dégoûtent le plaisir de lire  pour lire. Vous verrez qu’il affectionne particulièrement les « si » de la vie qui font de chacun de nous les êtres que nous sommes. Un très bon livre donc qui vous fera dire que le monde de la lecture n’est pas inaccessible. Très bonne lecture à chacun.

Un élève de trop par Julia Jarman

Dans le monde des adultes, en apparence, tout va bien. Le petit Danny est ami avec le petit Franck. Sauf que Danny possède quelques particularités : il aime les livres, le latin, l’histoire et à l’école, ça ne fait pas recette chez ses camarades. Ayant changé encore une fois de collège, Danny se retrouve avec son ami d’enfance Franck mais ce n’est plus pareil. Il faut que Franck supporte encore Danny et il ne peut plus, il ne veut plus. Le reste de la classe est du même avis et les ennuis commencent.
Sauf que ces ennuis, dans le monde des adultes, on ne les perçoit pas souvent, et les coups endurés doivent être endurés tout seul. Pourquoi cette haine ? Qu’a-t-il de différent des autres ? Il n’est pas malade ni contagieux…
Et puis un voyage en Normandie a lieu pour retracer les lieux de la Seconde Guerre Mondiale et pour Danny Lamb, cela ressemblera à un véritable enfer, la bande des « durs » de la classe l’a promis.
Julia Jarman, qui utilise des faits authentiques pour écrire ses livres nous apporte dans celui-ci une belle approche d’un problème que vivent de nombreux enfants, à savoir la violence à l’école, cette violence cachée, dissimulée aux parents et aux professeurs. Plusieurs fois, vous retrouverez un rythme littéraire qui fait vivre au plus près les sensations des personnages se trouvant des deux côtés de la barrière.
Je vous invite à découvrir ce roman accessible qui changera votre conception de la vie scolaire

Une poignée d’argile par Marie-Sabine Roger

La fille de Jean-Paul nous raconte comment son père a disparu.
Une longue partie de ce roman est basé sur les réactions, les attitudes, les comportements de la narratrice et de sa mère qui ont du mal à vivre cela. Mais ce n’est pas une disparition comme on peut le penser et c’est donc beaucoup plus dur à supporter.Nous vivons avec la fille du salaud son enfance, plus ou moins délabrée et cette phrase est significative : « Mais il est vrai qu’il
reste peu, au fond du crible, une fois la vie tamisée »
Nous vivons aussi son entrée au collège, et puis sa découverte d’un lieu où elle pourra s’épanouir pour oublier le mutisme quotidien de sa mère. Un lieu où l’art s’installe dans ses mains fragiles, d’abord le dessin puis la sculpture grâce au fleuriste qui travaille en dessous de chez elle. Et c’est là que s’exprime toute la beauté de ce roman, comme une fleur qui éclot après la pluie.
Et c’est tout le style de Marie-Sabine ROGER, qui s’intéresse souvent aux gens cassés par la vie, des gens qui en apparence, on l’air de bien vivre mais qui, au fond, ne dise rien de leur mal qui les ronge jour après jour. Dans ce roman, ce sont les phrases courtes qui règnent, des phrases qui rythment le
récit d’une force inégalée. On retrouve les mots imagés et les mots qui se croisent bien que contraires dans leur sens mais qui le trouvent ensemble dans l’écriture de l’auteur de La Tête en friche (adapté en film).
Je vous invite donc, à découvrir et à ressentir cette poignée d’argile qui ouvre la porte d’une vie meilleure…