Pardonnable, impardonnable par Valérie Tong Cuong

9782709646086-X_0Résumé : Après lui avoir fait travailler son Histoire, Marguerite fait faire une course à vélo à son neveu. Mais Milo, 12 ans dérape sur un caillou et se retrouve dans le coma. Aussitôt ses parents et sa grand-mère se précipitent à son chevet à l’hôpital et tous tiennent Marguerite pour responsable. Mais cet événement va révéler la vérité sur cette famille et sur chacun de ses membres…Marguerite n’est pas la seule coupable…chacun découvrira la vérité sur lui-même…

Mon avis : J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur nous fait vivre le point de vue de chacun des personnages. L’atmosphère de plomb, l’hypocrisie qui planent dés les premières lignes du roman se transforment au fil des pages pour laisser place à la vérité et au pardon libérateurs ! Bien souvent pour être pardonné ou pour pardonner, il faut tout d’abord connaître et vivre dans la vérité.

A retrouver aux Editions JC Lattès : http://www.editions-jclattes.fr/pardonnable-impardonnable-9782709646086

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La fille qui n’aimait pas les fins par Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac

Yaël Hassan est très productive en ce moment mais ce dernier opus de la littérature doit retenir votre attention.

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La fille qui n’aimait pas les fins par Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac

La rencontre entre une jeune fille pétillante et un écrivain célèbre, dont elle ignore qu’il est son grand-père. Le nouveau roman de Yaël Hassan et le premier texte de fiction d’un tout jeune auteur, Matthieu Radenac !

Il s’agit là d’une belle histoire mais dont la trame est visible derrière le texte. Dès lors que nous avons passé certaines pages, le fil et l’issue se déroulent dans notre esprit.

Néanmoins, pour ceux qui aiment les univers bibliothécaires, littéraires et les secrets de famille, vous pourrez vous faire plaisir en découvrant cette fille qui n’aime pas les fins pour une raison particulière, qui aime lire cependant, beaucoup et qui va faire une rencontre avec un vieux monsieur pas très ordinaire. Et cette rencontre va faire basculer la petite Maya dans sa propre histoire, à connaître son père qui est mort dans un accident de voiture.  Il n’y a pas de surprises particulières et l’histoire se lit rapidement.

A retrouver aux éditions Syros, collection Tempo

Je vous écrirai par Paule du Bouchet

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On commence ce livre par des lettres avec en alternance un récit chronologique qui part des faits passés en allant vers l’actualité du contenu des lettres. Une écriture donc très habile mais parfois trop longue. Que raconte ces lettres et ce récit ? L’histoire d’une jeune fille quittant ses parents pour s’installer à Paris avec une amie d’enfance qui est aussi sa conseillère pour cette entrée dans le vrai monde. Nous sommes dans les années 50. Les semaines avançant, sa curiosité l’amènera à découvrir des univers variés du monde parisien et notamment le théâtre de Tchekhov. La séparation d’avec les parents étant assez difficile, Malia va leur écrire régulièrement pour donner et prendre des nouvelles. Ce sont ces échanges que nous suivons. Peu à peu, les parents vieillissent, le père est atteint d’un cancer et cherche à parler à sa fille avant sa mort. Il ne réussira pas à révéler ce secret que sa mère dévoilera avec déchirement un peu plus tard : Matteo, cet homme qui l’a élevé n’est pas son père naturel. Il s’agit là de la première claque de la vie et ce ne sera pas la dernière.

Cette jeune fille va devenir très vite une jeune femme qui devra porter des charges que l’on ne désire pas. L’auteur nous fait bien ressentir cette époque d’après-guerre, les différences d’éducation en France, le monde parisien…

Livre très intéressant mais qui convient aux jeunes adultes à partir de 17-18 ans. Certains passages ou descriptions de scènes sont un peu trop longues. Ce n’est pas mon préféré parmi les ouvrages de Paule du Bouchet.

Quelque chose à te dire par Marie-Sophie Vermot

Première fois que ça m’arrive, je l’ai lu d’une traite en à peine deux heures. Encore une fois, super auteur. Ariane doit faire un exposé pour l’art plastique et doit faire des recherches sur un artiste vivant connu ou non. Elle a le privilège d’avoir une peintre dans la famille : sa grand-mère. Seulement voilà, les relations sont coupées entre Julia, la grand-mère et sa propre fille. Isolée sur une île bretonne, Ariane débarque pour passer quelques jours chez sa grand-mère dans le cadre de ce travail. Et c’est ici que les découvertes s’enchaînent les unes après les autres révélant le noeud du mystère, faisant sauter le mur du silence instauré. Très belle intrigue qui nous emporte dans le monde de l’art, mais par dessus-tout dans le monde de la famille et du secret… Un roman plein de caractère, de vivacité, et de réalité car il ne se termine pas forcément dans la solution de tous les problèmes, comme dans la vie. Je recommande. Depuis, j’ai acheté plusieurs autres livres de cette auteur à découvrir.

Une poignée d’argile par Marie-Sabine Roger

La fille de Jean-Paul nous raconte comment son père a disparu.
Une longue partie de ce roman est basé sur les réactions, les attitudes, les comportements de la narratrice et de sa mère qui ont du mal à vivre cela. Mais ce n’est pas une disparition comme on peut le penser et c’est donc beaucoup plus dur à supporter.Nous vivons avec la fille du salaud son enfance, plus ou moins délabrée et cette phrase est significative : « Mais il est vrai qu’il
reste peu, au fond du crible, une fois la vie tamisée »
Nous vivons aussi son entrée au collège, et puis sa découverte d’un lieu où elle pourra s’épanouir pour oublier le mutisme quotidien de sa mère. Un lieu où l’art s’installe dans ses mains fragiles, d’abord le dessin puis la sculpture grâce au fleuriste qui travaille en dessous de chez elle. Et c’est là que s’exprime toute la beauté de ce roman, comme une fleur qui éclot après la pluie.
Et c’est tout le style de Marie-Sabine ROGER, qui s’intéresse souvent aux gens cassés par la vie, des gens qui en apparence, on l’air de bien vivre mais qui, au fond, ne dise rien de leur mal qui les ronge jour après jour. Dans ce roman, ce sont les phrases courtes qui règnent, des phrases qui rythment le
récit d’une force inégalée. On retrouve les mots imagés et les mots qui se croisent bien que contraires dans leur sens mais qui le trouvent ensemble dans l’écriture de l’auteur de La Tête en friche (adapté en film).
Je vous invite donc, à découvrir et à ressentir cette poignée d’argile qui ouvre la porte d’une vie meilleure…