Le petit peintre de Florence par Pilar Molina Llorente

Avant d’être peintre, Arduino est un jeune couturier. Avant d’être peintre, Arduino se retrouve chez Cosimo, peintre italien, pour apprendre. Mais Arduino ne sait pas patienter et désire s’exercer sur une toile aussitôt. Avant d’être peintre, Arduino n’est que le commis de Cosimo. Il aperçoit un grenier fermé dans lequel il découvre le second de Cosimo, Donato qui peint mieux que le maître. C’est un problème que Cosimo ne pouvait pas supporter, et Donato apprend à Arduino qu’il est enfermé ici à cause de la jalousie du grand peintre.

Mais la roue tourne, le grand peintre tombe gravement malade, interrompant ses travaux et commandes. Le duc d’Algora attend sa fresque, qui pourrait remplacer Cosimo ? Arduino le sait et le suggère au fébrile artiste : Donato peut le faire.

Avant d’être peintre, Arduino libère un talent caché, et Donato retrouve l’amour du pinceau. En réalisant la fresque, le duc d’Algora met en valeur Donato ce qui permet à ce dernier de demander à Arduino son aide…Arduino sera-t-il peintre ?

Un petit livre sympathique pour faire découvrir l’époque de la Renaissance à travers l’art…

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Coeur de Pierre par Marie Sellier

9782092548134Le récit nous introduit chez la famille Bouchon, famille parisienne semi-aisée venant d’emménager dans les beaux quartiers. Nous sommes en 1913. Dans l’immeuble réside un étrange personnage dont nous avons les monologues incompréhensibles au début mais qui, peu à peu, se reconstituent avec la trame générale comme un puzzle. Ce personnage, c’est Camille Claudel, sculptrice de talent dévastée par une sombre dépression alors que son maître, Rodin, fait les grands titres. Serait-il à l’origine de ce désarroi et de l’état de cette femme ? Hortense Bouchon et son amie Luce décident de se rendre chez Mr Rodin…

Des monologues, des titres de chapitre qui sont la reprise des derniers mots du chapitre précédent, c’est une véritable sculpture littéraire qui s’érige au fur et à mesure ne formant qu’une unité. Cependant, cette unité est une peu trop grossière car les quelques personnages de l’histoire se rencontrent et se recroisent trop facilement dans ce grand Paris. Merci malgré tout à Marie Sellier pour cette ouverture sur l’art car l’histoire de Camille Claudel et de Rodin qui est décrite est bien réelle.

Le fils de Picasso par Marie Sellier

9782092539156Pablo est un jeune garçon éduqué par sa grand-mère Betty. Sa mère décédée côtoyait le cercle d’amis de Picasso à l’époque et personne n’est sur de l’identité du père de Pablo. Ce prénom évoque bien sur l’artiste peintre et Pablo est persuadé d’être son fils. Pablo et Betty sont sur le point de partir en France pour rejoindre la sœur jumelle de Betty, Elise et partir ensemble à Vallauris, dans le sud près de Cannes dans une grande villa. Là se retrouvent le beau monde de l’art et du cinéma et notamment Picasso. Une légère ressemblance fait douter tous ceux qui découvrent ce jeune garçon d’Amérique. Picasso invite alors Pablo dans sa grande villa privée et c’est dans ce dialogue que va surgir la vérité…

Une belle manière d’aborder la grande personnalité de Picasso ainsi que sa longue carrière dans le regard d’un enfant. Encore bravo à Marie Sellier qui excelle dans cette série artistique romancée mêlant faits réels et personnages fictifs qui font ces belles histoires.

A retrouver aux éditions Nathan : http://www.nathan.fr/catalogue/fiche-produit.asp?ean13=9782092539156

Le sourire de ma mère par Marie Sellier

9782092535707
Une belle année c’est vrai à suivre une tranche de vie de la jeune Caterina qui ne parle plus depuis la mort tragique de sa mère en mettant au monde Pepe. Maintenant, il s’agit de Magdalena, sa soeur qui passe par la même horreur emportant avec elle son enfant. La vie de Caterina se résume à s’occuper de la maison mais il faut remplacer Magdalena au manoir de Cloux, où elle travaillait comme servante. Anciano, le père accepte difficilement le fait que sa fille parte mais, à cette époque, il ne s’agit pas de refuser surtout pour aller servir monsieur Léonard de Vinci qui s’est installé dans ce magnifique manoir, demeure luxueuse offerte par Monsieur le Roi François Ier qui admire ce génie de tous les temps qui invente, organise, observe, analyse…et peint ! D’ailleurs le roi voudrait bien acheter cette toile mystérieure mais représentant l’idéal de la femme, la Joconde. Léonard refuse prétextant son inachèvement. Lorsque Caterina se retrouve devant cette toile alors que Mathurine, sa patronne lui fait visiter le manoir, elle reste figée et n’arrive pas à comprendre comment sa mère peut se trouve sur cette toile. Peu à peu, elle vient clandestinement voir cette dame-mère quotidiennement mais un jour, sans qu’elle s’en aperçoive, monsieur Léonard, son apprenti et son serviteur sont là, derrière elle…!

Un beau roman qui n’est pas évident à la lecture pour les plus jeunes. Beaucoup de mots appartenant au vocabulaire de l’époque sont employés pour deux astérisques explicatives. Il vaut mieux le faire lire minimum à partir de la quatrième. En tout cas, c’est une belle manière d’amener au contact d’une oeuvre picturale, avec le regard d’une jeune adolescente et le lien avec l’histoire.

L’enlèvement de la Joconde par Yves Pinguilly

ImagePetit récit policier sympathique. Il nous emmène au coeur de Paris, près de la Tour Eiffel où une troupe américaine tourne une série. Clarisse et ses deux amies vont passer une belle journée, comme des touristes. Lorsque Clarisse va chercher les glaces, le trou noir. Elle vient de se faire kidnappée par un motard. Celui-ci l’emmène chez lui et que découvre-t-elle ? Les murs sont remplis de peintures de…la Joconde. Son kidnappeur est en fait un peintre qui se fait appelé Léonard et qui aime Mona Lisa. Ressemblant à cette dernière, Clarisse est donc son portrait. Elle essaye de s’échapper mais se retrouve face à un autre défi…la rencontre avec des terroristes, mais les policiers français vont bien leur travail.

Yves Pinguilly nous ouvre une intrigue simple autour de l’art et de la vie parisienne. Se lit très vite mais quelques phrases et mots butent notre lecture.

L’énigme Vermeer par Blue Baliett

Histoire bien étrange qui se passe dans un quartier de Chicago. En effet, plusieurs concours de circonstances amènent deux jeunes élèves à enquêter sur des concours de circonstances : la disparition d’un tableau Vermeer. Le mystérieux voleur écrit alors des lettres au monde entier pour faire valoir l’oeuvre générale de ce peintre méconnu. Leur professeur est mêlée à cette histoire et devient suspecte. Et que fais le libraire du coin de la rue avec cette vieille dame qui emmène des livres d’art avec elle.

Une histoire construite sur la loi des séries et des rapprochements plus ou moins logiques d’objets… un peu trop spécial à mon goût.

 A découvrir : L’énigme Calder par Blue Baliett

Quelque chose à te dire par Marie-Sophie Vermot

Première fois que ça m’arrive, je l’ai lu d’une traite en à peine deux heures. Encore une fois, super auteur. Ariane doit faire un exposé pour l’art plastique et doit faire des recherches sur un artiste vivant connu ou non. Elle a le privilège d’avoir une peintre dans la famille : sa grand-mère. Seulement voilà, les relations sont coupées entre Julia, la grand-mère et sa propre fille. Isolée sur une île bretonne, Ariane débarque pour passer quelques jours chez sa grand-mère dans le cadre de ce travail. Et c’est ici que les découvertes s’enchaînent les unes après les autres révélant le noeud du mystère, faisant sauter le mur du silence instauré. Très belle intrigue qui nous emporte dans le monde de l’art, mais par dessus-tout dans le monde de la famille et du secret… Un roman plein de caractère, de vivacité, et de réalité car il ne se termine pas forcément dans la solution de tous les problèmes, comme dans la vie. Je recommande. Depuis, j’ai acheté plusieurs autres livres de cette auteur à découvrir.