Les conseils de William Faulkner aux apprentis écrivains

Prix Nobel de littérature en 1949, William Faulkner a publié son premier roman Monnaie de singe en 1925. Cet écrivain américain majeur du XXe siècle a eu une grande influence sur les générations suivantes. Il a souvent donné des conseils aux apprentis écrivains qui le sollicitaient. Des conseils avisés, même si la plupart des convictions de Faulkner en matière de travail étaient toujours très cyniques.

Trouvez du temps pour écrire

« Vous pouvez toujours trouver du temps pour écrire. Celui qui dit qu’il ne peut pas avance de faux prétextes. N’attendez pas. Quand vous avez de l’inspiration, écrivez tout de suite. Ne remettez pas cela à plus tard, pour quand vous aurez plus temps. Essayez de retrouver l’ambiance et ajoutez des fioritures. Car vous ne pourrez jamais retrouver plus tard une ambiance avec la vivacité de votre première impression. »

Face au travail, restez stoïque

Faulkner disait : « C’est une honte que le travail soit la seule chose qu’un être humain puisse faire pendant huit heures au cours d’une journée. Il ne peut pas manger pendant huit heures ; il ne peut pas boire pendant huit heures ; il ne peut pas faire l’amour pendant huit heures. » Une fois qu’on a compris cela, on peut choisir de le voir comme un obstacle, ou bien comme un challenge à accepter ou même un cadeau.

Imprégnez votre monde imaginaire de votre monde réel

A quoi ressemble votre monde réel ? Votre culture ? Votre famille, vos expériences et votre patrimoine ? Ecrivez là-dessus. Donnez vie à cela. Explorez les traditions de votre monde, ses discours, ses attitudes, son cadre socio-économique, ses limites, ses vertus, ses vices et ses valeurs. Utilisez-les dans vos histoires, les intrigues, les opinions, les personnages. Ecrivez sur ce que vous savez et sur qui vous êtes. C’est, de loin, votre meilleure matière.

 Lisez, lisez, lisez !

Faulkner pensait que lire absolument tout, depuis les magazines les plus populaires jusqu’aux romans les plus intellectuels l’aidait dans son processus d’écriture. « Lisez, lisez, lisez. Lisez tout : de la camelote, des classiques, du bon et du mauvais et découvrez comment ils sont faits. Comme un apprenti charpentier qui étudie le travail de son maître. Lisez ! »

Supprimez ce que vous aimez le plus

« Tuez vos chéris ! » (Kill your darlings) est une des fameuses phrases de Faulkner adressées à des écrivains. Il pensait en effet que les phrases préférées de leurs auteurs sont les plus poussives et sont sans grande portée. Finalement, si elles restent en vie, c’est uniquement parce que leur auteur leur voue un amour aveugle. D’après Faulkner, vous n’avez pas d’autre choix que de travailler et de « tuer » ce que vous avez créé et trop aimé. Mais votre rendu sera encore loin de la perfection.

Echouez en beauté

Nous sommes des ratés, alors échouons en beauté. Si vous pensez pendant un instant que vous allez réussir à atteindre la perfection dans votre travail, soit vous êtes en train de délirer, soit vous êtes vraiment naïf. Selon Faulkner : « Nous avons tous échouer à atteindre nos rêves de perfection. Je nous évalue donc sur la base de notre splendide incapacité à faire l’impossible. » Concrètement, il estime que nous devons admettre notre incapacité, mais que nous devons nous assurer d’avoir fait le maximum pour nous approcher de la perfection.

(sources : Samuel Bacharach,  Marc. D. Baldwin)

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